• - Groumf...

    Quand quelque chose ne va pas, c'est ici que ça se passe.

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  • Un commentaire, ça vient du cœur. C’est un cadeau fait à l’autre.
    Sur internet comme partout ailleurs, un cadeau ça ne s’exige pas.


    Il est compréhensible et vraiment désolant que certaines personnes manquent de confiance en elles, et d’amour d’elle-mêmes. Tout le monde n’a pas eu une vie facile (et même personne, en fait). Tout le monde eu des problèmes dans son enfance ou après, mais l’image qu’on se forge de soi, et le bonheur qu’on peut ressentir sont deux choses dont chacun est maître, par ses actions, et par le choix qu'il fait de voir les événements de sa vie du bon côté ou du mauvais. La vie n’est qu’une suite d’épreuves, plus ou moins dures (pour tout le monde), mais si on refuse de voir ce que ces épreuves nous apportent, on pleurniche sur soi-même, on se prend pour le nombril du monde, et on parasite les autres en exigeant que leur vie tourne autour de la sienne. On se comporte comme des prédateurs énergétiques, qui exigent toujours l’attention des autres, comme un enfant qui fera tout pour emmerder ses parents quand ils sont occupé à une tâche ou à discuter avec d’autres adultes, jusqu’à ce qu’il ait sa claque. Avouez que c’est loin d’être la meilleure solution pour s’attirer la sympathie des autres.

    Niveau comportement, on distinguent plusieurs sortes de blogueurs. Quelles que soient leurs motivations pour se lancer dans cette activité, les gens dans leur majorité sont généralement très contents que quelqu’un vienne voir leur blog. Ils remercient la providence de leur avoir amené tant de visiteurs. Après tout, c’est ça internet : c’est ouvrir sur le monde une partie de soi, justement pour qu’elle soit vue. Ce qui intéresse -par exemple- un journaliste qui publie un article de presse (presse papier ou numérique), c’est avant tout qu’il soit lu. Le reste est subsidiaire.

    A côté, il y a ceux qui, non contents d’avoir des visites, en veulent toujours plus (« et moi, et moi, et moi » disait Jacques Dutronc dans une chanson) et qui revendiquent qu’on leur laisse absolument un message. Depuis quand n’a-t-on plus notre libre arbitre ? Si j’ai quelque chose à dire, je parle. Si je n’ai rien d’intéressant à dire, je me tais. De quel droit quelqu’un peut-il me forcer à parler ? C’est une tentative de vol de mon énergie. Nul n’est le centre du monde et nul n’a à exiger l’énergie des autres.

    Donc, relativement à ce qui est écrit plus haut, posez-vous la question : « suis-je une pompe à énergie (une sangsue, en d’autres termes), ou suis-je un être adulte qui reconnais le droit de chacun à son libre arbitre, et qui n’a aucun droit à exiger l’énergie des autres ». Si vous êtes dans la catégorie « sangsue », allez voir un psy…

    Nous sommes tous très contents lorsque quelqu'un publie un commentaire sympa sur notre blog. Il m'arrive aussi de laisser des commentaires chez les autres, quand le cœur m'en dit, quand je suis inspiré ou particulièrement touché par une publication. Mais je me refuse à exiger quoi que soit, tout comme je refuse qu'on exige de moi quoi que ce soit.

    Un commentaire, ça vient du cœur. C’est un cadeau fait à l’autre.
    Sur internet, comme partout ailleurs, un cadeau ça ne s’exige pas.

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