• 07- Eglise et ré-incarnation / Croyances comparées - Avalon, Quetzalcoatl, Atlantide, Occident...

       

    L'Eglise Catholique et la ré-incarnation

     

    Le principe de la ré-incarnation (et non de la métempsycose contrairement à des affirmations répandues) n'est pas l'apanage du bouddhisme et de son importation en Europe au XIXè siècle. Il est commun aux Celtes, aux bouddhistes, et à l'Eglise originelle (ainsi qu'à une quantité de cultures minoritaires, et de grandes cultures anciennes aujourd'hui disparues).

    Il y est d'ailleurs fait plusieurs fois référence dans les Evangiles, officielles et apocryphes. (Beaucoup de textes dit "apocryphes" nous ont été laissés par les Esséniens, la "secte" de tradition védique [on peut aussi dire druidique] dont faisait partie Jésus).

    Il convient de rappeler que le concile de Constantinople à officiellement signé l'abandon de ce principe par l'Eglise romaine en 553, suite à l'enlèvement du pape Vigilius par l'empereur Justinien et à un odieux chantage exercé sur lui à ce sujet en échange de sa libération.
      D'après Origène, un des "pères de l'Eglise" : "chaque âme vient en ce monde, fortifiée par les victoires ou affaiblie par les échecs de ses vies antérieures".   Les autorités ecclésiastiques actuelles feraient bien de s'en souvenir...     Quelques exemples trouvés dans les Ecritures :   "J'étais un enfant d'un heureux naturel, j'avais reçu en partage une âme bonne, ou plutôt, parce que j'étais bon, j'étais venu dans un corps sans souillure." (Livre de la sagesse, VIII,19-20)   "Je vous le dis, en vérité, parmi les enfants des hommes, il ne s'en est pas levé de plus grand que Jean, le Baptiste. Si vous voulez le comprendre, lui-même est Elie qui devait revenir, que celui-là entende, qui a des oreilles pour entendre." (Mathieu, XI, 11-15).    Jésus lui répondit : "En vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu". (Jean, III, 3)   Jésus s’était assis à l’entrée du temple, et la foule s’était rassemblée pour entendre son enseignement. Quelqu’un lui demanda : "Maître, qu’enseignes-tu à propos de la vie". Et il lui répondit : "ceux qui connaissent de multiples épreuves, car à travers la souffrance ils connaîtront la perfection, seront comme les anges de Dieu dans le ciel, et ils ne mourront plus jamais et n’auront pas à naître à nouveau. Car ni la mort, ni la naissance n’auront plus de pouvoir sur eux." (XXXVII, 1-2)   Le corps que vous descendez au tombeau ou que le feu réduit à néant n’est pas le corps qui viendra car ceux qui viennent recevront un autre corps, qui sera le leur, et ce qu’ils auront semé dans une vie, ils le récolteront dans une autre. Heureux ceux qui subissent l’injustice dans cette vie, car ils connaîtront de grandes joies dans la vie prochaine. Heureux ceux qui auront fait preuve d’équité dans cette vie, car ils recevront la couronne de la vie." (XCII, 2-4)         Notons que l'Eglise n'est pas vraiment la seule à avoir des problèmes avec l'idée d'une ré-incarnation des âmes, et que ça dérange aussi pas mal de dignitaires musulmans qui y voient très certainement la perte de leur pouvoir sur les masses.   "Il semble que les tenants de la réincarnation dérangeaient surtout par leur autonomie, qui avait pour résultat de réduire le pouvoir des dirigeants autoritaires de l’époque. Les tenants de la réincarnation n’étaient pas sensibles aux promesses de béatitude céleste et aux menaces de l’enfer ; ils n’avaient pas besoin de prêtres et d’objets rituels comme les guides spirituels pour les conduire sur la voie de Dieu. Œuvrant à leur propre salut, ils ne croyaient pas aux nécessités de dépendre de l’Église. Pour cela, au cours des siècles suivants, il furent pourchassés, torturés et brûlés en place publique et des communautés entières furent massacrées." (La réincarnation, une hypothèse qui dérange [p 1] [p 2])  

     
     
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    Croyances comparées

        Pour les Celtes, Jésus est I-Esus, c'est-à-dire l'incarnation d'Esus, le frère jumeau de Lug/Lugos, fils de Bel/Belenos (Dieu "le Père", le Créateur de notre Univers).   Selon certaines personnes ayant comparé les similitudes entre eux, Jésus serait lui-même la ré-incarnation d'Osiris, d'Enki et d'Horus. Il se serait aussi plus tard incarné au VIIè siècle dans le personnage charismatique de Pacal Votan (K'inich Janaab' Pakal Ier).   Pour d'autres, Jésus, Osiris, Enki, Horus, Mithra, ainsi que le Bouddha n'ont jamais existé et tous ne seraient que l'expression légendaire d'une attente commune à toute l'humanité.   A chacun de comprendre les chose comme il les ressent...       Il est aussi intéressant de faire le lien entre Avalon, Tír na nÓg (légendes celtiques faisant référence à l'Au-Delà sous la forme d'une île/d'un pays fantastique de la jeunesse éternelle, situé à l'Ouest - Tír na nÓg signifiant en gaélique "Terre de l'Ouest"/"Terre des Jeunes"), et les légendes précolombiennes (Toltèques, Mayas, Astèques, etc) :
    "Quetzalcoatl, était la divinité dont la légende dit qu'elle enseigna aux indigènes d'Anahuac tous les arts utiles, y compris ceux du gouvernement et de la politique. Il avait la peau blanche et les cheveux clairs. Finalement, il quitta les rives d'Anahuac pour le pays fabuleux de Hapallan/Tlapallan dans une barque en peaux de serpents."
      Notons la similitude de sonorité entre "Avalon" et "Hapallan". On remarquera également que ce lieu se situe à l'Ouest pour nous, et à l'Est (il me semble) pour les aztèques. Qu'y a-t-il entre les deux ? L'océan "Atlantique"... (Tirant son nom du grec "Atlas", venant peut-être lui-même d'une langue précolombienne. En effet, on remarque aisément la fréquence de l'ensemble "ATL" dans ces langues [ex : nāhuatlahtōlli = "parole claire" en nahuatl - langue des aztèques])... Selon Churchward, l'alphabet grec serait en fait un récit de l'histoire de l'Atlantide. Même si ses travaux sont pour une grande part dépassés actuellement, cette l'hypothèse demeure...   Notons aussi que "Occident" signifie : "Soleil couchant", mais aussi par extention : "Pays des Morts", c'est-à-dire littéralement : "de ceux qui sont "occis" (d'où "Tír na nÓg"/"Terre de l'Ouest", là où le soleil se couche).    

     
     
     
     
     
     
     
     


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